Laissez parler les petits papiers
26 septembre 2025
au 18 octobre 2025
Deux plasticiennes autodidactes, Josette Rodilla et Nanou Navarro, associent leur univers le temps d’une exposition autour du papier : papier végétal, collage, peinture et sculpture.
Nanou Navarro, à partir de 1970, dans le cadre du Mouvement Freinet organise des ateliers et des expositions d’Art Enfantin en France et en Bosnie. En 2009, participation à Caen, à « débordements exquis » une 1ère exposition collective organisée par Jean-Luc Flambard; Alors, suivront des collaborations avec des associations d’art contemporain et des collectifs comme ARSOR « le 8 mars libère les femmes ». Ces 10 dernières années, Nanou Navarro participe à des expositions comme « l’Humanité au féminin » de l’Art postal et » Le Féminin dans les mythes de la création » avec l’association Métamorphoses. Elle anime, également, une galerie associative en milieu rural Kalbass’Art (rencontre d’artistes émergents notamment d’Afrique de l’ouest et d’artistes de France) et organise des expositions d’artistes et artisans au jardin. C’est en 2021 qu’elle fera naitre un Atelier-Galerie « La Petite Monnaie » à Saint-Quentin-La-Poterie et propose d’exposer avec des artistes locaux. En Octobre cette année, une nouvelle collaboration se mettra en place à l’Atelier-Galerie, avec une artiste normande invitée dans le cadre« Escapades d’automne » de Chemins d’art et Journée des ateliers d’artistes en Occitanie.
Nanou Navarro se présente ainsi
« Il y a eu d’abord l’écriture comme une pulsion, un cri souvent, des filaments poisseux de désamour, d’angoisse, d’impuissance, des envies d’être au monde, d’y agir pour ne pas tomber dans la duplicité, le cautionnement…qui ne dit mot consent….
Il y a eu aussi l’évidence : plonger dans l’intime de la mémoire, détricoter des souvenirs, interroger le présent et sa réalité par un long processus de mise en scène, en abîme de photos et d’images détourées, voilées, révélées… Bribes d’enfance, lambeaux de mémoire…Et puis j’ai rencontré les couleurs… les mots, les images sont toujours là, engloutis dans la peinture..
Que viennent mes émotions… Coller, décoller, recoller, déchirer, peindre, gratter comme autant de strates, de vestiges du temps.Là où j’interroge racines, identité, cicatrices … L’histoire sous d’autres histoires, le passer sous silence et la Vie qui va…. »
Josette Rodilla revendique depuis 2001 plus de 50 expositions dans le Gard et plusieurs prix de sculptures.
Elle dira que pour elle tout a commencé par des cours de dessin et la chance de rencontrer des artistes généreux dès son plus jeune âge. Les heures passées dans les ateliers d’artistes, le bonheur des découvertes, les recettes improbables, l’imaginaire, la création ont laissé des empreintes d’odeur, de doutes et de joies du renouveau. » La création magique sans limite… puis me reviennent en mémoire mes cahiers: remplis de trésors, découpés, assemblés, collés… Dans ma démarche de création je récupère des matériaux oubliés, papiers, toiles usagées… Les matériaux quelquefois maltraités vont retrouver une nouvelle vie au fil de mes idées.
Faire, défaire, construire, inventer…. faire revivre toutes ces choses tombées dans l’oubli et vouées à disparaitre: et le bonheur de la création, encore et toujours! »
En résonance avec l’exposition Alechinsky sur papier visible jusqu’au 4 janvier 26 au musée PAB à Alès.




